
Junglepussy fait partie de ces femmes libérées qui croquent le mic sans jamais rien se refuser. Rapidement repérée grâce à son style exubérant et singulier, elle se crée un public attentif. Au départ, ça part un peu dans tous les sens, et on ne voit pas très bien où la native de New-York veut en venir. Elle a fini par sortir en fin d’année dans une grande discrétion son premier album Pregnant With Success. Entièrement produit par un seul homme (Shy Guy), le projet bénéficie logiquement d’une grande cohérence. Et ça ressemble un peu à une claque. Aussi finement chanté que rappé, l’album, dédié à toutes les mères, est une des meilleures choses qui soient sorties de New-York cette année. A la fois respectueuse des traditions et innovante, la « chatte de la jungle » a tout ce qu’il faut pour faire une grosse année 2016. On sent qu’elle n’est qu’à une ou deux bonnes connexions de pouvoir exploser aux yeux de tous. Elle a déjà réussi à capter notre attention et on gardera définitivement une oreille sur elle pour l’exercice à venir.
KABOOM ! Tel est le gimmick du MC Suisse. Et si le paradis fiscal européen était aussi un paradis pour les amateurs de bons MC ? La question se pose. Makala, qui a enchainé deux projets en l’espace de deux ans avec Varaignée Part. 1 et 2, fait de plus en plus sa place dans le milieu rap underground francophone. Auteur de clips remarquables et d’une certaine prestance cynique, ce nouvel amateur de grillz a même été validé par notre MC à un seul œil Alpha Wann. Le dernier cité a même confié que c’était son meilleur feat. Les plus chanceux(ses) d’entre vous pourront d’ailleurs le voir sur scène lors du Don Dada Club à Lyon le 15 janvier. Nous attendons désormais l’album du suisse ou du moins le prochain projet. Mais comme il aime si bien le dire : Panique paaaas Pepele…
Awful records, vous connaissez ? C’est le label hip-hop indépendant qui a fait parler de lui en 2015. Il abrite des artistes qui se sont fait connaitre du grand public cette année avec des morceaux chelous mais audacieux, perchés mais…très originaux. Pour faire court, on aime ou on n’aime pas ! Si le rappeur Father et la rappeuse Tommy Genesis on volé les spots pour qu’ils soient braqués sur eux, un troisième larron, sur cet énorme crew de 15 membres, pourrait bien attirer toute la lumière sur lui en 2016. Ce type, c’est Playboi Carti, un jeune rappeur d’Atlanta, comme ses compères, qui opère sur le world wide web depuis plus de 2 ans déjà. Pas d’album ou de mixtape non, mais des morceaux qu’il distille au gré de ses envies et qui tapent à chaque fois dans les 500 000 écoutes sur Soundcloud. Pas trop mal. Le morceau qui l’a fait définitivement repéré, « Broke Boi« , comptabilise plus de 3 millions d’écoutes et les clips non-officiels pullulent sur Youtube et sur Vine. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Plus les jours passent et plus il devient populaire. Au point même de copiner avec A$AP Rocky et son Mob. Normal alors de penser qu’en 2016 il va définitivement exploser. Surtout que la légende raconte qu’il a enregistré des morceaux avec Sketpa et un certain Frank Ocean… Et si c’était Playboi Carti qui remettait la carrière de ce cher Christopher Breaux en selle ? A voir. En tout cas la sienne est sur de bons rails.
On vous le disait, il s’est fait mettre une banane par Drake quand le rappeur canadien a décidé d’utiliser la mélodie de son titre « Cha Cha » pour « Hotline Bling ». Mais il n’a pas capitulé pour autant. D.R.A.M (« Does Real Ass Music ») a même riposté avec un projet intitulé Gahdamn! qui montre toute son audacité musicale. Un 9 titres entre rap et R&B, où il se paie le luxe d’inviter Donnie Trumpet et SZA, un peu déroutant mais plein d’originalité. Après avoir tourné avec Chance The Rapper, D.R.A.M a une belle année 2016 devant lui s’il continue à créer avec une telle liberté, en particulier avec le soutien d’influentes personnalités telles que Beyoncé. Déjà appelé pour réaliser de nombreux refrains, il pourrait devenir le chanteur incontournable de l’année qui débute.